
« La barque flamboyante »
02/07/2009
JEUDI 2 JUILLET 2009,
Salle Georges d'Amboise,
Maison de l'Office du tourisme, 1er étage,
Place de la Cathédrale, 76000 Rouen,
de 18h 30 à 20 h 30,
Signature et présentation du livre
« La Barque flamboyante »,
par l'auteur rouennais
Dominique Duprey
Cocktail offert par les Éditions Physalide
site www.editions-physalide.com
contact auteur : dom.duprey@wanadoo.fr
Pour réserver une place, envoyer un mail.
L'auteur :
Poète, romancier, pianiste... et psychothérapeute, Dominique Duprey nous offre ici son troisième roman. Rêves, secrets de famille, intuition et médiumnité, amours et quête du Graal, sont étroitement mêlés au quotidien de son héroïne, la sublime et touchante Annah.
Avec une plume fougueuse, voire sensuelle, il nous entraîne dans un récit envoûtant, généreux, fantasque, et tellement humain ! Ses personnages, tels de petits miroirs, nous renvoient avec malice et intelligence les facettes de nos passions pour mieux nous porter vers toujours plus d'authenticité et de lumière.
Extrait du livre :
« L’ovation du public est à la hauteur de cette force. Dieu me pardonne, je suis devenue l’incarnation de tous ces musiciens, je les ai servis, enchantés, aimés. Je les ai fait renaître. Je ne sais pourquoi, mais en saluant à nouveau le public qui réclame encore quelque bis, je ne peux retenir une larme. Mon maquillage ! Me voilà de nouveau au piano avec une assistance galvanisée. Je me mets à improviser, c’est plus fort que moi. Je m’entends mettre en mélodies les champs de blé frémissants sous la houle, les coquelicots rebelles, le chèvrefeuille et son odeur pénétrante, la mer et son écume, l’église posée sur les flots, le chant strident des mouettes, la luminosité secrète des vitraux, la présence vivante des âmes de ce lieu, ce piano même – véritable radeau de la Méduse –. Je joue. Je ne sais combien de temps dure ce cadeau qui m’est offert par cette nature sauvage, cet orage violent, cette église vibrante, ces fantômes bienveillants, ce public exalté. Je joue. Je me fonds dans le piano. Je ne suis plus moi-même. Je suis le clavier, les cordes, la table d’harmonie. Je suis l’église ! Mon Dieu ! Il est temps que je sorte de l’éther. Le public en transe m’y aide. Je le salue de nouveau, relève mon buste, explose en sanglots. Cette émotion fait-elle écho à mon auditoire ? Je vois des larmes affleurer, des rimmels couler, des yeux briller… »